Systèmes Communicants

Les clusters ne sont pas des ensembles aux frontières claires et étanches. Pour beaucoup de  sujets validés dans un cluster, on pourrait aisément trouver des arguments valables pour les intégrer à un tout autre cluster. Le choix pour un groupe d’élèves d’entrer dans le cluster systèmes communicants tient à leur sensibilité vis-à-vis du sujet et à leur perception de l’innovation qu’ils apportent. Il découle d’une volonté de montrer que leur projet est rendu possible par l’émergence des technologies récentes de communication, qu’ils l’inscrivent dans la tendance actuelle du tout connecté, de l’ubiquité des services mobiles, de l’universalité de l’Internet des Objets.

Longtemps portée par une recherche du haut débit et par l’explosion des services mobiles, l’innovation dans le domaine est maintenant surtout liée à l’Internet des Objets. L’IoT (acronyme en anglais) peut être vue comme une étape de l’évolution du Web. De nombreux documents décrivent comment on est passé de la mise à disposition de données statiques à la version dynamique du web social pour ensuite intégrer les objets dans la génération du contenu. On peut le voir aussi comme la généralisation de la mise en connexion des gens avec des organisations, des gens entre eux, des gens avec des objets, des objets entre eux… Le terme « Objet Connecté » est, lui, plus souvent utilisé dans un contexte d’usage grand public avec des domaines spécifiques comme le « quantified self », la maison connectée, la voiture connectée… Le terme intelligent (ou smart) est parfois préféré. Il permet de montrer que la connectivité n’est pas une fin en soi mais doit s’accompagner d’une intelligence qui traite les données, déclenche des actions et crée de la valeur.

D’autres ouvrages permettent de comprendre la chaine de valeur liée à l’IoT : accompagner le passage à une économie de services. L’objet dès lors qu’il est connecté permet de connaitre son utilisateur par la masse de données qu’il collecte. L’intelligence qui lui est associée est souvent déportée dans le cloud. Son accès peut être facilement contrôlé ce qui peut par exemple permettre un paiement à l’usage et plus seulement une vente de l’objet. Dans les milieux industriels, Il est souvent associé à de la maintenance prédictive. Le risque de défaillance étant mieux maitrisé, on peut vendre une qualité de service qui serait bien plus couteuse à assurer sans IoT.

Les tendances actuelles peuvent être dans l’usage de technologies de communication dédiées à l’IoT combinant bas coût, bas débit, basse consommation et longue portée. La perspective d’une multiplication d’objets connectés incite aussi à rechercher des solutions à l’orchestration des communications entre ces objets par l’intégration d’intelligence artificielle. La question de la sécurité des réseaux IoT se pose aussi avec force. Par ailleurs il faut noter qu’un grand nombre de constructeurs d’objets connectés a fait le choix de l’Open Innovation en ouvrant leurs API à la communauté des développeurs. Si la création d’un objet connecté « from scratch » est une entreprise couteuse et hasardeuse, innover en intégrant l’API des constructeurs est en revanche plus accessible sans pour autant être moins innovant.

Parmi les startups de nos anciens élèves, on compte un grand nombre de projets qui auraient pu s’inscrire dans ce cluster. La mise en pratique des technologies liées aux systèmes modernes de communication restent une source inépuisable de sujets de projets.

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Mr Frank Bietrix à l'adresse suivante: bietrix@ece.fr.

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